ARS

Une agence régionale de santé (ARS) est un établissement public administratif de l’État français chargé de la mise en œuvre de la politique de santé dans sa région. Créées le 1er avril 2010, les agences régionales de santé sont régies par le titre III du livre IV de la première partie du code de la santé publique.

CAARUD

Les CAARUD reçoivent les usagers de drogues qui ne sont pas engagés dans l’arrêt de leur consommation mais qui sont exposés à des risques majeurs de contamination (hépatites, VIH) et d’infection (abcès, plaies). Dans ces centres d’accueil, une attention particulière est portée aux usagers les plus précarisés et marginalisés.

Ils proposent un accès à des douches mais aussi à des lave-linge. Au-delà de ces services, il s’agit de proposer à ces usagers vulnérables un refuge, une pause, la possibilité d’un échange à travers une rencontre.

Investis dans la vie locale, les professionnels intervenant dans les CAARUD assurent souvent des actions de médiation auprès des riverains ainsi que le ramassage de seringues souillées aux environs du local.

Des consultations médicales ou sociales sont mises en place dans certains d’entre eux. Gynécologues, médecins, assistantes sociales peuvent se déplacer de façon régulière au sein du centre.

La plupart des CAARUD proposent un accueil de quelques heures en journée ou en soirée dans un local fixe. Certains accueillent les usagers le temps d’une nuit, on les appelle des sleep-in. Il en existe très peu en France. D’autres équipes interviennent à bord d’un bus qui stationne dans les lieux connus de consommation (squats, zones de prostitution).

CJC

L’objectif de ces consultations est d’accueillir des jeunes consommateurs en questionnement sur leur consommation, ainsi que leur entourage. Le principe est de faire le point, éventuellement de proposer une aide, avant que la consommation ne devienne problématique.

Toutes les problématiques d’addiction peuvent être abordées dans ces lieux : l’usage d’alcool, de cannabis, la pratique de jeux vidéo ou de l’utilisation d’Internet.

CSAPA

Les Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie, ou CSAPA, permettent de faire le point avec un professionnel sur les difficultés rencontrées et proposent un accompagnement vers l’arrêt, la consommation modérée de drogues ou vers un traitement de substitution (pour les personnes dépendantes aux opiacés).

Grâce à la pluridisciplinarité des équipes qui y travaillent, la personne bénéficie d’une prise en charge globale, à la fois psychologique, sociale, éducative et médicale. Les centres proposent différents types d’approche : individuelles (éducatives, sociales, psychothérapeutiques etc.), collectives (groupes de parole par exemple) et familiales.

Avec les professionnels du CSAPA, l’usager pourra mettre en place l’accompagnement qui lui convient le mieux. Il pourra notamment opter pour un sevrage ambulatoire (sans hospitalisation) ou hospitalier en étant accueilli dans un service partenaire. L’accompagnement proposé par le CSAPA peut se poursuivre durant toute la durée du sevrage, y compris hospitalier, et bien au-delà. En effet, la personne sevrée peut continuer à être accueillie dans le cadre d’entretiens ou d’ateliers spécifiques visant à consolider son arrêt.

Dans certains  CSAPA les usagers d’opiacés qui le souhaitent pourront être accompagnés dans la mise en place d’un traitement de substitution. Le traitement est prescrit par le personnel médical du centre et la personne peut également bénéficier d’un suivi et d’un accompagnement global.

De plus, les CSAPA proposent un accueil de l’entourage. Les proches peuvent être reçus de façon ponctuelle ou entamer un suivi régulier. Ce suivi peut prendre la forme d’entretiens individuels avec un professionnel ou de rencontres collectives lors de groupes de parole par exemple.

Les CSAPA accueillent de façon confidentielle et gratuite et sont présents dans tous les départements de France.

LES SALLES DE CONSOMMATION A MOINDRE RISQUE

  (SCMR)

C’est dans cette logique que s’inscrit le projet d’expérimentation et d’évaluation de « salles de consommation à moindre risque » (SCMR) aussi appelées « salles de shoot », destinées aux usagers de drogues les plus précarisés. Ce type de structure, a un double objectif de santé publique (assurer des conditions d’hygiène permettant de réduire les risques, notamment infectieux, liés à leur consommation, et de sécurité publique (réduction des nuisances pour les riverains).