1. La nature du produit consommé :

Se renseigner du mieux possible sur la qualité et l’effet du produit. Les produits du marché noir sont très souvent coupés, voir frelatés avec d’autres substances actives. Les produits trouvés par terre (qui ne rebutent pas de nombreux usagers) peuvent très bien avoir été jetés parce que mauvais. Les logos ornant les comprimés ne sont en aucun cas un gage de qualité : 2 comprimés ayant le même logo peuvent très bien avoir une composition très différente (la contrefaçon concerne aussi le marché des psychotropes illégaux). En bref, l’odeur, le goût, la couleur sont rarement voire jamais un gage de qualité.

Ne pas acheter n’importe quoi, n’importe comment. Garder un esprit critique par rapport au vendeur. En effet, tout achat sur le marché noir représente un risque difficile à évaluer : on ne connait jamais exactement ni le contenu, ni le dosage. C’est pourquoi il faut toujours doser prudemment et prendre d’abord une petite dose !

De plus, légal ne veut pas dire « sans danger ». Si certains produits détournés peuvent être obtenus légalement, ce n’est pas parce qu’ils sont inoffensifs. Les fabricants contournent la loi sur les stupéfiants en recourant à des substances non encore identifiées. Souvent ces substances sont encore largement inconnues de la recherche. Les informations données à leur sujet sont souvent manipulées pour favoriser la vente (« agit comme de l’ecstasy »), les dangers de ces substances ne sont donc pas calculables.

Les soi-disant drogues naturelles peuvent aussi être dangereuses. Leur origine naturelle avérée ou non n’en diminue pas les effets ni les risques associés.

2. La quantité de produits consommée :

Les produits du marché noir contiennent des substances actives à des teneurs qui peuvent varier énormément d’un échantillon à l’autre. Pour éviter les surdosages, il est conseillé de fractionner les prises. Dans certains cas, les doses massives n’augmentent pas l’intensité des effets recherchés (par exemple avec le MDMA). Le contrôle de la quantité absorbée dépend aussi étroitement du mode d’administration, qui influe sur la biodisponibilité (proportion de substance qui va effectivement agir dans l’organisme par rapport à la quantité absorbée) et la vitesse d’absorption et d’élimination. Grossièrement, on peut considérer que pour une substance donnée, l’intensité et la vitesse d’apparition/disparition des effets (et donc indirectement sa dangerosité) augmenteront selon la séquence : avalée < sniffée < fumée < injectée. De plus, les dosages à risque dépendent souvent du poids et de l’organisme du consommateur.

3. Drug, Set et Setting :

Ces trois facteurs exercent, en étroite interaction, une influence décisive sur le mode de consommation et sur les effets des drogues.

Par drug, on entend tout ce qui a directement à voir avec la drogue elle-même : la substance consommée, le dosage et la qualité de la drogue.

Le set, c’est tout ce qui a trait au consommateur : son histoire personnelle, ses attentes et ses craintes, tout comme son humeur, son moral et sa forme physique du moment.

Enfin le setting désigne le contexte de la consommation : le lieu, l’entourage et les influences dérangeantes ou agréables auxquelles le consommateur peut être soumis.

Il vaut mieux consommer seulement quand on se sent en forme et d’une humeur équilibrée ; et éviter de le faire si l’on ressent des craintes ou des doutes. Il vaut mieux consommer dans un contexte choisi consciemment avec des gens de confiance et expérimentés.

La consommation est souvent collective, avec des amis, lors de soirées ou autres. Il faudrait que chacun sache ce que les autres ont consommé et en quelle quantité. Que les membres d’un groupe veillent les uns sur les autres.

4. Les mélanges :

Éviter les mélanges avec d’autres substances, en particulier l’alcool qui se mélange très mal avec à peu près tous les produits. En dehors du fait que les effets considérés comme positifs par l’usager peuvent disparaître dans les mélanges, la toxicité de certaines associations peut être très importante, et est généralement mal connue. Ce message est assez difficile à faire passer car la consommation d’alcool et de cannabis est tellement banalisée qu’on tend à oublier de les considérer.

5. La descente :

Prévoir suffisamment de temps pour récupérer. Après une prise de drogue, le calme et la détente sont très importants. Une alimentation saine, des vitamines et du sommeil en suffisance renforcent les défenses du corps, qui peuvent être atteintes par le stress des soirées et le manque de sommeil.

Pendant la descente, reprendre une dose ou compenser par un autre produit ne fait qu’en retarder les effets en renforçant par la suite leurs aspects négatifs.

6. Les risques sexuels :

La prise de produit peut favoriser les rapports sexuels mais elle ne doit pas faire oublier de se protéger contre les IST/MST tels que le VIH ou les hépatites B ou C, ou d’utiliser un moyen de contraception.